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Signifiant et signifié.

  Un dessin n'est jamais simple. Une dessin n'est jamais aussi évident qu'on serait en droit de le penser en première analyse. Ce matin, je suis retourné aux sources de ma pratique, à mon enfance et à mon adolescence. Ce dessin parle d'un chemin, d'une passion et d'interdits. J'apprends à dessiner en autodidacte à une époque où il n'existe pas de tutos pour simplifier l'accès à l'information et à l'apprentissage, ni de logiciels ou de tablettes pour faire semblant de dessiner. C'est la presse qui commence mon éducation au dessin : tout d'abord « Mickey magazine », « Pif Gadget » et les rares parutions sur Goldorak. Puis il y a « Pilote », « L'écho des savanes », et ma bible mensuelle : « Métal Hurlant ». Mais il y a d'autres sources : les magazines automobiles. À l'école, puis au collège et enfin au lycée , j'en ai tellement marre que les autres élèves me demandent (puisque j'étais « celui qui sait dessiner ») in...

"La nuit je mens..."

Squares 1 / Page 43 -  J'ai mis beaucoup de temps à redécouvrir et à aimer l'œuvre d'Alain Bashung (1947-2009). J'ai entendu "Gaby oh Gaby" et "Vertige de l'amour" au tout début des années 1980 : le côté parfois explicitement sexuel de ses paroles marque forcément le préadolescent que je suis alors, même n'aillant pas encore "déchiré d'oreillers".  Mais mon cœur est déjà pris par Depeche Mode :  les seuls titres de Bashung que je possède sont ceux dont sont parsemées les compilations que j'achète à l'époque.  Parce que l'on déménage sans cesse durant mon enfance et mon adolescence, je n'ai pas de tourne-disque (trop fragile), je n'utilise que des cassettes et je ne peux donc pas écouter de singles chez moi : la seule façon d'acquérir des morceaux de cette pop anglaise que j'adore, est de les guetter sur les compilations qui font florès dans les années 80. Je n'ai jamais trop eu d'appétence ...